3. Résumé

3.1 Introduction

À la fois dans un ouvrage et dans plusieurs articles de revues spécialisés concernant le problème OVNI, un (ou plusieurs) physicien(s) américains a (ont) tenté une analyse physique en profondeur des interférences rapportées entre OVNI et véhicules automobiles.

Un certain nombre d'effets étant d'apparence physique, pannes subites de phares de voiture, ratés et pannes de moteurs, etc...., l'attaque du problème est faite sur le plan de nos connaissances de la physique actuelle sans, pour autant, ainsi peut-on le ressentir, être limitative à d'autres interactions faisant intervenir le psychisme humain.

Pour de multiples raisons, l'auteur (principal) admet comme agent causal un rayonnement électromagnétique dans la bande des MICRO-ONDES. Ce rayonnement lui semble être apparenté à une conséquence du système de "propulsion" des objets.

Cette hypothèse de travail qui, en tant que telle, n'a pas besoin d'être justifiée, est analysée jusque dans ses conséquences les plus lointaines. Son analyse montre, si besoin est, qu'un problème épineux comme celui dont il est question est passible d'une tentative d'analyse physique, pour peu que l'on y réfléchisse profondément.

3.2 Les phares de voiture, antennes réceptrices de micro-ondes

Une voiture est envisagée comme une circuiterie électrique (en particulier) et un physicien sait que tout montage électrique (ou géométrico-mécano-électrique) peut réagir à un rayonnement électromagnétique et donner lieu à un "réponse". Tout le monde sait ce qu'est une antenne réceptrice, finalement.

On peut voir un phare de voiture comme un émetteur de lumière haute fréquence agissant grâce à une surface interne parabolique parallèlisant des rayons issus d'un filament porté à haute température.

Un théorème (connu) de réciprocité indique que les caractéristiques d'une antenne sont les mêmes en réception qu'en transmission. À partir de cette idée l'auteur considère les phares comme pouvant être une antenne réceptrice du rayonnement issu des objets. L'efficacité de la radiation incidente, au niveau de la réception, va, bien entendu, dépendre de l'écart angulaire relatif à la direction optique moyenne d'émission des phares.

La question est ainsi posée d'une sensitivité directionnelle (position relative de l'objet) des pannes de phares dans les divers cas rapportés : la réponse documentationnaire donne des cas où cet effet est observé, et des cas où il ne l'est pas !

L'auteur, comme tout spécialiste de la question, a noté évidemment l'occurrence simultanée des pannes de phares (et de moteurs) avec des effets physiologiques parfois rapportés, tels que sensation de chaleur, engourdissement, choc électrique, paralysie, etc.... ; mais aussi des sensations de froid,...

Si l'on prend comme diamètre moyen standard : 16 cm, il apparaît ainsi une limite supérieure pour , soit 1,6 cm. Des données scientifiques pures sur la résonance d'absorption des molécules d'eau dans l'atmosphère donnent indépendamment des ordres de grandeur très proches.

3.3 Une expérience à la portée de tous : éteindre un filament incandescent en augmentant artificiellement sa résistance

Le passage d'électrons dans le filament (adéquat) de lampe délivre une énergie qui le porte à une température élevée (2000 °C - 2500 °C, par exemple). La luminosité visible décroît si le courant électrique est réduit. L'auteur rappelle, si besoin est, que ce courant est une variable dépendante de la résistance () du filament et de la tension appliquée (V). La modification d'un des deux paramètres peut conduire à un obscurcissement ou à une extinction de la lumière (émission dans l'infrarouge).

Des mesures simples ont été réalisées en alimentation constante avec une vieille batterie ACTIV DELCO E 300 781, rechargée par "SURE 600 FIRE", WOOD-SCHUMAKER, à 6 A. Le moniteur de tension du filament, un modèle MURAMÈTRE NH-65 étant utilisé, la mesure du courant était déterminée par un modèle SHURITE 750, 10 A, DC mètre.

Cela donnait :

Résistance du filament à la température opérationnelle : ohms.

Puissance dissipée : watts.

Un accroissement artéfactionnel de la résistance fût réalisé par l'insertion dans le circuit d'un rhéostat (10, OHMITE, modèle E, Stock 0106, 12,5 watts). L'obscurcissement d'un spot issu du filament fut observé autour de 11,0 volts, 4 ampères. La résistance correspondante du filament, à température abaissée -donc-, était de :

ohms.

et la puissance de :

watts.

En d'autres termes, un niveau de puissance réduite d'environ 0,127 ou un travail de la lampe à 87,5% de sa valeur nominale était capable de produire un obscurcissement notable. Il faut alors se poser la question suivante : Quel est l'accroissement de résistance du filament lui-même nécessaire pour produire la même chute de puissance ?

et d'où soit une augmentation de 14,3%.

L'auteur suggère alors d'associer cette augmentation de résistance à la seule hypothèse qui lui semble plausible : une diminution du nombre d'électrons de conduction. Furent notés aussi les paramètres correspondant à une extinction (émission dans l'I.R. à une température d'environ 500 °C), soit :

V = 4,0 volts
i = 2,1 A
P = 8,4 watts

D'autre part, les phares pouvant jouer comme récepteurs, un panorama quantitatif des performances angulaires du faisceau a été relevé, grâce à un montage technique simple et à un luxmètre SEKONIC, MICRO-LEADER 12 ASA. Ainsi, la sensitivité directionnelle joue évidemment suivant l'étalement horizontal (figure 1.a) ou suivant l'élévation (figure 1.b).

HORIZONTAL

VERTICAL

Ces courbes montrent que, dans l'hypothèse d'une sensibilité directionnelle, pour que les phares soient des récepteurs corrects du rayonnement émis par les objets, il faudrait une fourchette de 7° horizontale sur 3° d'élévation verticale. Un ordre de grandeur parlant serait en gros : 1,5m d'altitude à 300m de distance, ou 3m à 600m, etc.... Furent répertoriées aussi les données techniques précises sur la géométrie du fil hélicoïdal du tungstène et la transmittivité spectrale du verre d'ampoule.

3.4 Transmission de la radiation par les "lentilles" de phares

Il s'agit, bien entendu, du verre de l'ampoule contenant le filament.

L'auteur, suivant jusqu'au bout son idée, note que pour exercer une influence sur le filament, la radiation doit "pénétrer" le verre (Borosilicate 7250). Il souligne que la capacité du verre à transmettre une longueur d'onde varie largement le long du spectre électromagnétique et aussi suivant les types de verre. La plupart sont, comme on le sait, hautement transparents entre l'U.V. et l'I.R., mais complètement opaques vers 5 microns. Loin de l'I.R. lointain et au-delà, ils commencent encore à transmettre, mais les données techniques dans ce domaine sont limitées. Même sur demande à des industries privées ...

On sait, par exemple, qu'à 1mm d'épaisseur, la transmittance (T) d'un verre de silice fondue est d'environ 8% à 80, 30% à 130, et 60% à 275. Le quartz cristallin SiO2 est meilleur : à 1mm, T=20% à 40, 75% à 100 et T>80% à des longueurs d'ondes plus grandes. Des verres multicomposants tels que le 7250 auraient une absorption accrue dans la région de lointain I.R....

Les propriétés diélectriques aux fréquences micro-ondes ne sont pas connues, bien qu'à 1MHz, on sache que =4,7 (permitticité électrique) et que =0,0027 ( profondeur de peau ?)

3.5 Un phénomène physique possible à invoquer : la résonance de transmission

Dans la région des micro-ondes, la transmission du borosilicate semble limitée. Cependant, un phénomène pourrait intervenir d'après l'auteur : lorsque la longueur d'onde "apparente" dans le verre est égale à la demi-longueur d'onde dans l'air, l'onde réfléchie est quasiment anéantie par l'onde incidente et toute l'énergie, sauf quelques petites pertes, est transmise.

Les techniciens des radômes en savent quelquechose. Le pic de résonance de transmission de demi-longueur d'onde est particulièrement aigu, pour des matériaux de constante diélectrique =4, lorsque :

0,3 ou 0,7

soit en moyenne pour des calculs numériques 0,5 (l = épaisseur du verre, = longueur "dans" le verre)

Si n est l'indice de réfraction du verre, la longueur d'onde dans le vide (=1) :

avec .

Pour l'air : .

La résonance s'obtient pour : , soit : 1,43cm.

Ici encore, on retombe sur des domaines micro-ondes. À noter qu'il existe évidemment des résonances sous-harmoniques (fractions entières de ) à 0,72, 0,48, 0,36cm, etc.... Ceci, à un ordre d'approximation assez grossier.

3.6 Rappels instructifs sur les électrons de conduction et la structure atomique de certains métaux

On peut voir schématiquement les choses comme suit :

Pour les problèmes qui nous occupent, les parties nommées précédemment doivent être approfondies. Voici un résumé simplifié.

3.6.1 Comment s'imaginer le phénomène de conduction électrique ?

Dans un métal conducteur, on peut visualiser une matrice d'ions métalliques créant un potentiel (électrique). Dans ce potentiel, périodique pour un cristal parfait, existe un "gaz" d'électrons quasi-libres qui bougent constamment dans des directions zig-zag, par agitation thermique et effets de collisions.

L'application d'un champ électrique sur les charges électroniques produit en général, une dérive globale du gaz d'électrons, c'est ce qui donne lieu à un courant électrique, au sens usuel du terme. À noter que les électrons ne cessent pas pour autant leurs trajets en zigzag.

Ces images peuvent être traduites sous forme quantitative : l'aptitude à "conduire", pour un matériau, c'est sa conductivité :  ; et, dans une approximation linéaire ("loi d'Ohm vérifiée"), la densité de courant créée dans une direction x, par exemple, est proportionnelle au champ appliqué Ex, par :

L'inverse de est appelée la résistivité (le matériau "résiste" au passage du courant de charges) ? Soit la vitesse de dérive du gaz d'électrons, n le nombre d'électrons (e) de conduction par unités de volume (voir plus loin : § suivant), alors

d'où :

Si on réduit le nombre d'électrons de conduction, augmente. Réduite au nombre n0 d'électrons de conduction par atome et au volume molaire V, on a pour  :

( : nombre d'AVOGADRO)

Un peu de cinétique des choses ... : Coupons à un instant t=0, le champ électrique appliqué à un fil électrique conducteur : la vitesse de dérive forcée va diminuer jusqu'à zéro, avec un temps de relaxation , temps de libre parcours moyen en zigzag élémentaire, suivant la loi :

Le temps est très court de l'ordre de 10-15 secondes. Comme on peut le voir dans cette note p. , s'exprime en fonction de données atomiques :

(m* masse effective de la charge électronique)

3.6.2 Structure atomique

En tant qu'élément dit de transition (4ème élément du groupe du platine), le tungstène a une structure de remplissage des couches électroniques bien particulière (en regard des conducteurs nobles comme le cuivre par exemple).

Grossièrement, on peut dire que le (ou les) électron(s) de valence, ceux qui sont le plus faiblement liés à l'atome, sont utilisés "partiellement" pour former la bande de conduction ("gaz" d'électrons), lorsque des atomes sont assemblés dans une structure cristalline. Ils sont alors des transporteurs mobiles de charge électrique (ici, négative, à l'opposé des "trous").

Par contre, et ceci est général pour les métaux de transition ou les métaux nobles, la conductivité n'est pas en proportionnalité comme on pourrait s'y attendre, au nombre entier d'électrons disponibles des couches atomiques les plus élevées.

Dans le cas du tungstène cristallin, au lieu d'avoir deux électrons (des couches 6s), on a 0,82 (mesuré grâce à l'inverse de la constante de HALL). On peut expliquer ceci par le fait que les électrons mobiles sont fréquemment diffusés dans des états associés à des ions individuels, et aussi "temporairement" soustraits à leur fonction dans la bande de conduction. Il ne faut voir là qu'un schéma explicatif. Notons la structure atomique du tungstène qui nous sera utile par la suite :

Structure atomique du tungstène

Nbre quantique principal

1

2

3

4

 

 

5

 

 

 

6

 

Désignation de la couche

 

 

 

 

 

 

O

 

 

 

P

 

Nbre quantique de moment angulaire

 

 

 

 

0

1

2

3

4

0

1

 

Désignation de la sous-couche

 

 

 

 

5s

5p

5d

5f

5g

6s

6p

 

Nbre permis d'électron

 

 

 

 

2

6

10

14

18

2

6

 

Nbre d'électrons présents

Complet

2

6

4

0

0

2

0

 

Désignation de l'état fondamental

 

 

 

 

 

 

5d4

 

 

 

6s2

 

Nbre de vacances

 

 

 

 

0

0

6

14

18

0

6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Total :26

Ainsi, on peut voir un mécanisme de diffusion comme piégeant un électron de type 6s dans un état 5d inoccupé, le soustrayant pour un temps moyen de vie d'environ 10-8s à sa fonction de charge mobile. Le temps moyen qui sépare deux collisions (temps de relaxation ) pour des électrons de collisions est de l'ordre de 10-14s. Ainsi le temps de piégeage, lui est d'environ 1 million de fois supérieur. Le processus est efficace (et peut donner des idées... à 10-8s près !) pour garer des électrons de conduction "hors de leur route".

La chose notable à apprendre est que le niveau des 5d est plus élevé que celui des 6s. C'est un état excité. C'est une caractéristique des éléments de transition. Ainsi pour le tungstène, par absorption d'énergie, on peut lui faire avaler ses électrons de conduction.

Sans entrer dans le détail des niveaux de FERMI, l'auteur rappelle qu'en fait "les électrons de valence" dans un cristal sont maintenant traités comme des ondes mettant en évidence leur propagation quasi-ondulatoire (méthode dite des Ondes Plane Augmentées - APW). Des méthodes théoriques et expérimentales ont pu ainsi montrer que le caractère des orbitales d était très stable.

Maintenant, on considère généralement que le transport de charge électrique doit être réalisé par des électrons de symétrie s ou p, alors que ceux de symétrie d sont quasiment "immobilisés", et fortement localisés sur les ions métalliques. Les résultats donnent pour le tungstène que le nombre effectif d'électrons de conduction par atome est la fraction qui existe dans l'état s, soit 0,582 = 58%. Le "reste" des deux électrons de départ (6s2) est, au niveau des charges, distribué comme suit :

0,600

(5p)

0,730

(5d)

0,138

5f

Au vu de ces données, l'auteur fait une généralisation personnelle : tous les électrons de moment orbital quantique l non nul doivent être "immobilisés". Ils sont au nombre de :

Si n0 est le nombre d'électrons de conduction par atome, l'équation de conservation est :

L'auteur considère en fait cette relation comme admettant une variation entre n0 et le nombre d'électrons "piégés".

En fait, ce n'est qu'une équation de conservation que dans le cas idéal d'atome seul. Dans un réseau cristallin, ce sont des processus de diffusion et une approche par des probabilités de transition et de temps de vie locaux qui légitimement cette relation qu'on pourrait écrire symboliquement :

en vue de simplifier.

3.7 Pénétration de radiation dans le tungstène et définition phénoménologique d'un coefficient de "piégeage" associé

3.7.1 Analyse

On résume les articulations du calcul.

On suppose 100% d'efficacité le long de l'axe des phares ; A = surface de la lentille (en m2). Intensité focalisée sur le filament :

I est l'intensité de la radiation en watts/m2.

Hélice de tungstène fine et hélicoïdale ; radiation distribuée sur la surface projetée () (longueur  diamètre) :

Si E est le vecteur champ électrique de l'onde (en volts par mètre), la relation de POYNTING donne :

La majorité de la radiation est réfléchie à la surface du tungstène, la fraction qui pénètre à l'intérieur est donnée par le coefficient de transmission Rt :

( profondeur de peau)

(Pour le cuivre et des ondes centimétriques : )

est la pulsation de l'onde et peut se calculer à partir des données électriques du conducteur. Pour le tungstène et les longueurs d'intérêt 3.10-4cm. Pour des longueurs d'ondes centimétriques, le champ électrique ne varie pratiquement entre deux collisions d'un électron de conduction, d'où un champ moyen ressenti :

d'où une accélération de dans la direction du champ électrique considéré comme étant distribué au hasard par rapport la direction x.

Accroissement de vitesse pendant le temps  :

Électron supposé au repos initial

(L'introduction de vitesse initiale peut introduire des termes supplémentaires linéaires en E)

D'où énergie absorbée de

En unités pratiques absolues et par unités locales de densité de radiation, I (en W/m2), l'énergie absorbée entre deux collisions de diffusion serait :

1,34. 10-21eV

Rappelons en outre que l'énergie est absorbée dans l'épaisseur du fil suivant une exponentielle décroissante :

(Même avec des densités I énormes ?) la quantité absorbée par l'électron de conduction est trop faible pour l'amener à un niveau supérieur permis par les règles quantiques.

Un tour d'horizon actuel (contemporain et le plus récent possible) des processus dans lesquels le comportement de ces électrons peut être modifié par radiation ne semble avoir révélé à l'auteur aucun soupçon de mécanisme en rapport avec le même problème.

L'auteur postule que la petite prise d'énergie peut agir comme "levier" élémentaire pour sortir de la bande de conduction. Ceci pouvant se produire à la suite d'événements successifs collisionnels incluant les transferts d'énergie et de moments angulaires entre électrons et ions cibles. L'auteur introduit ainsi un coefficient phénoménologique de piégeage induit par la radiation, soit r, qui serait le nombre d'électrons "immobilisés" dans des orbitales de moment par unité de densité de radiation (en W/m2). Soit :

En fait, si ceci est valable "localement", dans l'aspect global, ou macroscopique, pour ainsi dire, le concept de conservation doit être modifié et généralisé pour l'ensemble du fil conducteur. En effet, le quasi-gaz électronique qui a perdu de ses "fonctionnaires" tend à rétablir une homogénéité de densité dans sa bande.

D'autre part, les coeurs ioniques, pour qui cette perte est un gain, peuvent devenir neutres et même négatifs. Leur champ électrique est maintenant répulsif pour le reste des électrons mobiles qui se meuvent dans une "périphérie", qui, pour l'auteur, semble être celle du fil.

En outre, le système réagit à la baisse, par piégeage, de l'approvisionnement en électrons de conduction par la diffusion (qui existe toujours statistiquement) des électrons de son "réservoir" ionique intérieur. Cependant, celui-ci étant limité, l'équation de conservation précédente doit être modifiée.

Le fil peut être visualisé artificiellement comme des couches annulaires d'épaisseur (profondeur de peau 3 10-4cm), semblables aux anneaux d'un tronc d'arbre.

Les données techniques sur le filament étudié par l'auteur fournissaient un diamètre de 0,055 pouces. Le nombre d'anneau est alors (compte tenu du facteur de conversion cmpouces)

On prend la numérotation 0 à la surface et le reste en séquence vers la profondeur. La densité moyenne est prise égale à celle du point milieu (à ), soit si I' est l'intensité pénétrante à la surface de l'anneau 0 :

pour l'énième.

Pour la précision, on peut ainsi se contenter d'aller jusqu'au 7ème anneau.

Volume (par unité de longueur de fil) de chaque, approximatif à 2% près :

1,30 10-4cm2

Soit N le nombre d'atomes par cm3, le nombre d'électrons piégés par la radiation est dans l'énième anneau :

Soit moyenné sur chacun des sept :

L'approvisionnement original en électrons de conduction était par unité de longueur :

Soit n'0 la fraction d'électrons disponibles alors que se produit l'extinction de la lumière visible émise par le filament, alors l'équation de conservation globale s'écrit :

Piégeage croissant

Conduction décroissante

Soit :

Pour terminer, l'auteur cherche à calibrer cette équation à l'aide de données issues de deux sources :

3.7.2 Paramètres d'extinction du filament de tungstène

On se souvient que l'extinction du filament était obtenue à une puissance de 0,4W à la place de 50,4W. D'où une chute de 16,7%.

D'où :

3.7.3 Données physiologiques

Quand il s'agit d'OVNI, la radiation peut pénétrer le pare-brise et venir agir sur le visage du témoin.

Au "Naval Air Development Center", des expériences de "simulation" ont été faites. Un générateur micro-ondes projetait des ondes de 3 cm sur le front d'humains, sujets-test. Le front a été choisi car il est une cible plate, relativement, et il a une haute concentration de senseurs sous-cutanés, à faible seuil. La radiation était pulsée à 2500Hz avec une largeur d'impulsion de 0,4 microsecondes, à travers un écran pour exposer le front sur 37cm2. Les sujets signalaient le début de la sensation de chaleur. Leurs réponses furent analysées et comparées à des données similaires dans l'infrarouge lointain.

On peut voir, ci-dessous, des courbes résumant les résultats. Le seuil de chaleur dépend peu de la période d'irradiation, des intensités plus fortes étant nécessaires pour que le sujet réponde au bout d'une seconde ou deux. Mais, cet effet s'évanouit rapidement. Après une exposition de quelques secondes, une stabilisation se fait à un flux de radiation d'environ 3,5 mcal/s/cm2 pour des ondes 3-centimètriques, alors qu'il est de 0,6 pour l'infrarouge lointain. À noter que ces ondes 3-centimètriques sont absorbées très près de la surface (profondeur de peau des tissus de 2 mm environ à cette longueur d'onde) et que pourtant la sensation est aussi efficace qu'avec l'infrarouge lointain. En interpolant ces courbes, on obtient pour 1,5 cm, une valeur convenable à 2 mcal/s/cm2.

L'auteur indique que si les témoins avaient été soumis à des valeurs supérieures en intensité, ils auraient souffert de brûlures, ce qui, dit-il, n'a pas été rapporté, et il prend alors comme valeur moyenne 10 mcal/s/cm2.

En mW/cm2, cela donne : 41,9 mW/cm2. Un tel flux focalisé par un phare correspondrait à une intensité de radiation juste sur le filament de :

Soit :

= 1,06. 104 W/cm2


Figure 2 : Seuils des sensations de chaleur

Les équations (2) et (3) reportées dans (1) donnent ainsi :

r = 3,73.10-3

On peut avoir ainsi une idée du nombre d'électrons "immobilisés" par atome ; Soit, par exemple, anneau 0 : 24 ; 1 : 8,82 ; 2 : 3,25 ; 3 : 1.19, etc. ;...

3.8 Sommaire des résultats théoriques

Vu le traitement simplifié et les approximations grossières faites, l'auteur n'attache qu'une importance moyenne aux derniers résultats quantitatifs. Il souligne qu'un mécanisme physique plausible, impliquant une sensibilité directionnelle des phares de voiture comme antenne réceptrice de micro-ondes de l'ordre e 1,5 cm a pu être "identifié". Ces ondes centimétriques, que l'auteur suppose être une conséquence d'un système propulsif, obligent apparemment les électrons de conduction à passer dans des orbitales stables où ils sont piégés. La résistance augmentant, le filament de tungstène des phares n'émet plus dans le visible (extinction).

En admettant un rayonnement isotrope à partir de l'OVNI à une distance typique de 60 m et par interpolation des seuils de chaleur étudiés à 3 cm la loi en 1/r2 (angle solide) donne un minimum de puissance émise de 0,68 mégawatt.

À partir d'autres mesures antérieures concernant le phénomène "d'audition" de micro-ondes pulsées, l'auteur avait trouvé un ordre de grandeur similaire.

Pour d'autres raisons, que l'on verra après, en élargissant un peu le domaine des valeurs trouvées, l'auteur admet, pour lui :

3.9 Expérience(s) effectuée(s) en laboratoire

C'est la suite logique du développement précédent. Des irradiations continues ont été faites sur des phares avec des ondes 3-centimétriques. Elles n'ont réussi qu'à brûler le filament !

Des expériences sont en projet (1978) avec un rayonnement pulsé pour augmenter l'intensité du vecteur électrique tout en réduisant l'énergie totale apportée au filament.

3.10 La théorie rend-elle compte d'autres interférences rapportées ?

3.10.1 Gyrophares

Ce genre de gyrophares se trouve sur le toit des voitures de police et l'auteur rappelle quelques cas d'extinction de ces spots en présence d'OVNI (1947, 1976). Les détails sont insuffisants pour vérifier que l'extinction (théorique) ne se produisait que lorsque le montage mobile était dirigé à peu près vers l'OVNI.

3.10.2 Projecteurs de poursuite

En 1955 (Washington), un projecteur de poursuite braqué sur un OVNI fut éteint. À noter que ces projecteurs ont un réflecteur de large diamètre pouvant efficacement focaliser une radiation incidente. Leurs caractéristiques de puissance électrique sont spéciales : faible voltage de 35 à 75 V et très haut courant (DC : courant continu) : 100 A/cm2. La structure interne des charbons de carbone est complexe et révèle qu'au moins 75% du matériau de flamme, qui est vaporisé entre les charbons en brûlant et émettant la lumière, est composé d'éléments de transition ! À savoir : 40 à 50% de Cérium, 18% de Néodyne, 1% de sanarium et 22 à 25% de lanthane (lampe de type "Sunshine"). Ces éléments possédant des caractéristiques d'état d'énergie inoccupés comme le tungstène comme le tungstène, l'auteur conclut, sommairement, que ceci peut aussi expliquer l'extinction, comme une lampe à incandescence ordinaire.

3.10.3 Moteurs à combustion interne

La corrélation entre les pannes de moteurs et celles de phares n'étant plus à rappeler, il est naturel de chercher une explication physique de la panne mais aussi de ses dépendances directionnelles.

L'auteur considère qu'une radiation incidente distribuée au hasard sur un bloc moteur sera réfléchie par le métal du capot, du pare-chocs, etc.... La seule direction d'accès au bloc serait celle qui passe à travers les trous du radiateur qui faut circuler l'air pour le refroidissement. On peut adopter comme modèle représentatif standard, une cellule format prisme rectangulaire de 1/2 pouce de large, 3/32 pouce de haut et 2 pouces de long.

Dans ce modèle, les cellules seraient séparées par de minces feuilles de métal. Les petites cellules pourraient se comporter comme des guides d'onde, pouvant transmettre des ondes seulement jusqu'à deux fois leur largeur, soit ici pouces = 2,54 cm. Des radiations plus longues seraient réfléchies. Au vu des résultats antérieurs, cette valeur semble concordante. Bien entendu, ce radiateur idéalisé laisse de côté des tas de détails technologiques, tels que feuilles de métaux perforées, grilles, etc.... Ce qui entraînerait d'une manière générale qu'un radiateur de 2 pouces d'épaisseur serait plus ou moins réfléchissant dans des régions supérieures voisines du point de coupure de 2,54 cm. Selon toute vraisemblance, la pénétration serait possible jusqu'au millimètre et dans l'infrarouge lointain. Un peu de trigonométrie optique donne une fourchette convenable de 2,7° et 14° de droite à gauche, d'où l'auteur suppose que l'OVNI peut affecter le moteur. On trouve encore des valeurs limites semblables à celles déduites précédemment concernant le filament de tungstène des phares.
(De bonnes expériences à faire, dit-il, seraient de mesurer la transmittivité de radiateurs typiques dans une gamme de micro-ondes à différents angles d'incidence).

Les pales du ventilateur rotatif diffuseraient la radiation dans le bloc moteur, et, en gros, cette dernière pourrait être ainsi piégée dans une cavité tapissée intérieurement de métal réfléchissant, où un "affermissement" d'intensité devient inévitable, avec un facteur correspondant estimé de 10-2 à 10-3.

Les différents paramètres favorisant l'interférence avec les systèmes électriques sont, pour l'auteur :

Ces caractéristiques sont celles du capuchon de distributeur plastique. Il est fait de tungstène !

L'absorption de radiation de ces points interrupteurs abaisserait leur conductivité et abaisserait le flux dû au circuit primaire. L'intensité délivrée dans le secondaire serait insuffisante pour provoquer les étincelles dans les bougies, d'où pannes.

Les moteurs Diesel (au moins les anciens sans système électronique pour le préchauffage) ne possèdent pas à proprement parler de système d'allumage électrique, l'explosion se faisant par élévation de température due uniquement à une compression des gaz inflammables (pour une théorie un peu plus détaillée, voir p. XXX de cette note).

D'après l'auteur toujours précité, une autre bonne expérience à faire serait encore de mesurer entre les points interrupteurs exposés à une radiation micro-onde.

Au lieu de tester les composants électriques dans des champs magnétiques intenses, le comité CONDON aurait dû penser à cela. Finalement, l'événement typique serait : un OVNI descendant en gros devant l'automobile. Par ailleurs et en général, s'il y a un autoradio, tout tombe en panne, et en même temps ! :moteurs, phares et radio.

Un cas paradoxal, d'apparence seulement, est cité par l'auteur (Danemark - février 1976) où une voiture est stoppée par un OVNI venant par l'arrière. Mais, il se trouve que c'était une VOLKSWAGEN où le moteur et le radiateur sont à l'arrière !

Et maintenant dans le contexte de lecture, nous présenterons deux curiosités dues à notre technologie.

3.11 Deux curiosités dues à notre technologie

Vers 1920-1930, l'Angleterre était prête à développer des radars pour dépister l'arrivée des missiles hitlériens. Sous la direction du superintendant du Département Radio du National Physical Laboratory, un laboratoire isolé fut monté vers 1935 sur la côte du Suffolk !

Apparemment, durant les premiers tests qui furent "ratés", des plaintes vinrent des motocyclistes de la ville, car leurs moteurs tombèrent tous mystérieusement en panne. Après quelques mois, les fréquences furent modifiées et tout revint dans l'ordre. Il y a un black out sur cette histoire, mais l'auteur possède le document extrêmement rare, qui décrit les expériences "ratées", les détails techniques et les interférences avec les moteurs,...

Un autre type d'interférence due à notre technologie a été rapporté récemment. Il s'agit de cas d'automobiles possédant un système d'injection électronique. Le flux d'essence est régulé électroniquement, d'après les données précises sur le régime moteur au temps t. Des autoradios à deux postes ont provoqué des pannes de moteur ! En fait le montage radio de la voiture peut agir comme une antenne, et le système d'injection ne peut distinguer entre "les signaux de la radio" et ceux du système contre-réactif de régulation. Il est apparu que le système contre-réactif de régulation. Il est apparu que le système restait ouvert trop longtemps ou suivant une séquence temporelle erronée !

3.12 Conclusion

L'auteur qui connaît l'importance des statistiques dans l'analyse du phénomène OVNI, pense que cette dernière peut néanmoins être accélérée par des chercheurs scientifiques qualifiés.

Il espère les avoir stimulés par son analyse et avoir convenablement suggéré qu'un rayonnement électromagnétique émis par les OVNI peut être la cause des interférences constatées.

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